Bio

David Gou­dreault est roman­cier, poète et tra­vailleur social. Pre­mier Qué­bé­cois à rem­por­ter la Coupe du Monde de poé­sie, à Paris en 2011, il uti­lise la lit­té­ra­ture en tant qu’outil d’expression et d’émancipation dans les écoles et les centres de déten­tion du Qué­bec, notam­ment au Nuna­vik, et en France. Tou­jours en 2011, il fut réci­pien­daire de la médaille de l’Assemblée natio­nale du Qué­bec pour ses réa­li­sa­tions artis­tiques et son impli­ca­tion sociale.

Après la paru­tion des albums indé­pen­dants Moins que liens (2009) et Àppro­fon­Dire (2011), il lance La Faute Au Silence (2014), où l’on retrouve des col­la­bo­ra­tions avec Grand Corps Malade et Kim Thuy. À l’au­tomne 2020, David Gou­dreault endisque 12 chan­sons ori­gi­nales sur l’al­bum Le nou­veau maté­riel. Encen­sé par la cri­tique, l’al­bum coréa­li­sé par Gou­dreault et Manu Mili­ta­ri fusionne la chan­son, le rap et le spo­ken word. On y retrouve des col­la­bo­ra­tions avec Flo­rence K, Luce Dufault, Louis-Jean Cor­mier et Ariane Moffatt.

Il publie un récit poé­tique inti­tu­lé Pre­miers soins aux Écrits des Forges à l’automne 2012. Paraît ensuite un recueil de Poé­sie, S’é­den­ter la chienne, à l’au­tomne 2014. Celui-ci fut recom­man­dé par Pierre Foglia dans le jour­nal La Presse en plus d’être fina­liste au Prix COPO-Comi­té Poé­tique de France. Son der­nier recueil, Tes­ta­ment de nais­sance, une plon­gée intros­pec­tive sur le thème de la pater­ni­té, paraît aux Forges à l’au­tomne 2016. Au prin­temps 2017, il reçoit le prix Lèvres Urbaines pour la qua­li­té de son œuvre et son impli­ca­tion dans le rayon­ne­ment de la poé­sie qué­bé­coise. Depuis 2015, il est direc­teur artis­tique de la Grande Nuit de la Poé­sie de St-venant.

Au prin­temps 2015, il publie La bête à sa mère aux Édi­tions Stan­ké. Ce pre­mier roman est un reten­tis­sant suc­cès tant auprès des lec­teurs que des cri­tiques. En plus d’être fina­liste au Prix Rin­guet de l’A­ca­dé­mie des lettres du Qué­bec et au Prix France-Cana­da, il a rem­por­té le Prix des Nou­velles Voix de la Lit­té­ra­ture et le Grand Prix Lit­té­raire Archam­bault. Il est tra­duit au Cana­da anglais aux Édi­tions Boo­khug et publié en Europe aux Édi­tions Phi­lippe Rey et aux Édi­tions 10–18.

Son second roman, La bête et sa cage, encen­sé par la cri­tique, lau­réat du second Prix de la ville de Sher­brooke, paraît au prin­temps 2016. À l’au­tomne de la même année, il est invi­té d’hon­neur au Salon du Livre de Mont­réal. Il sera Pré­sident d’hon­neur du Salon du livre de l’Es­trie l’au­tomne sui­vant, et pré­sident d’hon­neur du Salon du livre de Trois-Rivières en 2020.

Abattre la bête, paraît le 12 avril 2017. Quatre étoiles dans Le Devoir et une kyrielle de cri­tiques dithy­ram­biques viennent cou­ron­ner ce der­nier volet de la tri­lo­gie. Il rece­vra d’ailleurs à l’au­tomne 2018 le Prix de l’œuvre de l’an­née en Estrie du Conseil des Arts et des Lettres du Québec.

Au prin­temps 2017, il se voit nom­mé ambas­sa­deur de la Facul­té des lettres et sciences humaines de l’U­ni­ver­si­té de Sher­brooke.  Depuis 2018, il est le porte-parole du Mou­ve­ment San­té Men­tale Québec.

Fina­liste au Prix lit­té­raire France-Qué­bec 2020, son plus récent roman, Ta mort à moi, reçoit un accueil dithy­ram­bique des lec­teurs et des cri­tiques. Odile Trem­blay, du Devoir : « Truf­fé de réfé­rences, le livre est une ode à la lit­té­ra­ture et à la liber­té consu­mée par le refus des com­pro­mis de médio­cri­té. Grand jon­gleur du lan­gage, Gou­dreault est un de nos meilleurs écri­vains contemporains. » 

David Gou­dreault a pré­sen­té trois spec­tacles dis­tincts, seul en scène ou accom­pa­gné de musi­ciens. Il a assu­ré les pre­mières par­ties de Grand Corps Malade, Richard Des­jar­dins et Loco Locass, entre autres. Il a accom­pa­gné Louis-Jean-Cor­mier lors des Fran­co­fo­lies de Mont­réal et du Fes­ti­val d’été de Qué­bec de 2016. Il a aus­si écrit et décla­mé le dis­cours patrio­tique sur les Plaines d’Abraham pour la Fête natio­nale de 2017 et celui du Lever du dra­peau de 2019. Son der­nier spec­tacle alliant humour et poé­sie, inti­tu­lé Au bout de ta langue, a gagné le Prix Radarts, le Prix Accès-Culture, le Prix du jury ROSEQ et le Prix Étoiles Stin­gray dans le cadre de la Bourse Rideau 2018. Il aura pré­sen­té ce spec­tacle à plus de 350 reprises au Qué­bec, en France, à l’île-de-la-Réunion et en Tunisie. 

À l’au­tomne 2021, il reçoit un DEC hono­ri­fique du Cégep de Trois-Rivières et se voit décer­né le Prix Clé­mence-Des­ro­chers, pour l’ex­cel­lence de l’i­ma­gi­naire, par la Socié­té pro­fes­sion­nelle des auteurs et des com­po­si­teurs du Qué­bec.

Cré­dit pho­to : Yves Harnois